Pour votre information, veuillez trouver ci-après un rapport de l’Assemblée nationale.
. A partir de la page 13, il évoque les fragilités des villes Sous-préfectures (et par ricochet, celles de leurs habitants).
Lien vers le rapport : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion_fin/l17b1996-tiii-a7_rapport-fond.pdf
Blaye (Gironde) et d’autres exemples de ville comme Château-Chinon (Nièvre) sont mis en avant.
Nous vous invitons à le découvrir.
Quelques passages et extraits :
. « Les villes sous-préfectures se distinguent par une forte centralité fonctionnelle et sociale, qui leur confère un rôle structurant pour les territoires ruraux et semi-ruraux environnants. Elles ne se résument pas à leur population résidente, mais irriguent un bassin de vie bien plus vaste. » ;
. « Les sous-préfectures rurales et désindustrialisées, qui représentent près de 50 % de l’ensemble, enregistrent un recul marqué de leur population. »
. « Les sous-préfectures partagent également une situation économique souvent dégradée, marquée par un taux de chômage élevé, généralement compris entre 15 % et 23 %, et par un tissu productif restreint. Dans les territoires désindustrialisés du Nord et de l’Est, comme Lens, Forbach ou Douai, le chômage dépasse fréquemment les 22 %, illustrant la dépendance structurelle de ces économies locales à des secteurs en déclin. Dans les zones rurales, la contraction du secteur agricole, conjuguée à la disparition progressive des emplois administratifs et de services, accentue encore cette fragilité. Ces dynamiques se traduisent par une baisse du revenu médian, un affaiblissement de la consommation locale et, in fine, par un recul du dynamisme économique des centres-villes. »
. « La Cour des comptes préconise, à ce titre, une meilleure reconnaissance des charges de centralité exercées par certaines communes, notamment celles de taille moyenne qui assurent des fonctions essentielles pour leur bassin de vie. »
. « Les charges correspondantes, liées à la santé, à l’éducation, à la culture, à la sécurité ou encore à la cohésion sociale, représentent entre 25 % et 45 % du budget global de ces communes, selon les témoignages recueillis. »
. » À titre d’exemple, la commune de Saint-Claude dans le Jura a vu sa population passer de 10 690 habitants en 2011 à 8 556 en 2022, soit une baisse de près de 20 % en onze ans. Ce déclin fragilise directement la vitalité économique et institutionnelle de ces territoires, en réduisant leur capacité à maintenir un tissu commercial, associatif et administratif équilibré. »
. Un tweet : https://x.com/FabienVerdier28/status/2101213834711077333?s=46
Le Mouvement de développement des villes Sous-préfectures
